Hier soir, un "Englishman" a conquis les plaines d'Abraham en triomphant et en déployant ses canons... et un charme irréristible! Il a même établi un record de tous les temps, avec une foule de plus de 100,000 personnes, selon une évaluation du Festival d'été.
Rencontre mémorable avec l'attachant chanteur britannique, qui, à sa deuxième visite chez nous, a exercé une forte séduction en alignant tous ses classiques, autant ceux du temps de The Police que ceux créés en solo.
Dès son apparition en scène, Sting soulève un vif enthousiasme sur l'immense parterre plein à craquer par un temps idéal. Jamais on a vu autant de cellulaires se mettre en mouvement pour immortaliser ces précieux moments.
Tout sourire, tout de blanc vêtu, cet invité particulièrement attendu du 42e Festival d'été de Québec comble le public, qui s'extasie aux premiers accords de toutes ces pièces de résistance, qui rappellent tant de bons souvenirs à commencer par 'If I Ever Lose My Faith in You', qu'il encha?nera avec 'Message in a Bottle' et 'Englishman in New York'.
Sans jamais quitter sa basse, il affiche toujours cette voix cristalline, qui vient nous chercher. "Ça va Québec?" lance Sting à la foule qu'il entretiendra continuellement en fran?ais. Ses interventions parlées sont courtes, car toute la place est accordée à la musique, relevée de solides performances de ses trois "copains": Dominic Miller, à la guitare, David Sancious, aux claviers, et Josh Freeze, à la batterie.
Moins bavard que Paul McCartney, Sting prend toutefois le soin de souligner "le plaisir d'être ici à Québec" pour ensuite continuer à faire le délice de la foule par d'autres moments magiques comme 'Fields of Gold' et la très attendue 'Roxanne', qui entra?ne l'excitation collective à son paroxysme chez les spectateurs... et s?rement aussi chez les téléspectateurs qui avaient accès à une diffusion pancanadienne simultanée gr?ce à la télé à la carte.
D'une générosité remarquable, Sting, qui ne perd ?jamais son sourire, a le respect d'offrir ses succès dans leur version intégrale, se permettant toutefois une - savoureuse - relecture funkée de 'Roxanne'. Gavée à souhaits, la foule se laisse bercer par cette musique belle et intelligente, présentée sans fla-fla, mais avec cur par un artiste qui semblait vraiment partager le plaisir de son public.
Un vrai de vrai, que cet Englishman in Québec!
© Le Journal de Quebec by Pierre O. Nadeau
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