SHOW REVIEW

Sting: des airs de finale

Tiens, cet après-midi, on se posait une question: quand a-t-il plu pour la dernière fois un soir de festival? Bah, peut-être vaut-il mieux ne pas s'en rappeler. Et considérer que si pluie il devait y avoir, autant que ce soit d'étoiles. Là, Ça va mieux. Il peut tomber du Sting sur le Grand Théâtre de la Cité tant que le ciel veut. Mais avant le père, consacrons quelques gouttes d'encre au fils et à son groupe Fiction Plane, que papa , il aurait eu tort de s'en priver, a eu la bonne idée de faire tourner. En première partie de concert, Joe, progéniture de Gordon (le vrai prénom de Sting) a prouvé jusqu'à preuve du contraire que s'il n'y a pas d'hérédité possible dans le talent, il y a au moins un certain don pour la musique, qui s'explique sûrement par le fait d'avoir baigné dedans étant enfant. N'est pas Mozart qui veut, soit, Sting non plus d'ailleurs, mais avouons que le rejeton est bon. En tout cas, il a de la voix, de l'humour, et le sens du public. Ponctuel comme un Airbus (on se trompe?), Fiction Plane balance sans tarder sa pop UK façon Keane et Coldplay, puis vire quasiment Red Hot Chili Peppers sur la fin. Entre deux ''Allez les bleus'' on a droit à quelques très belles envolées, dont cinq bonnes minutes de psychédélique. Trois quarts d'heures de concert qui semblent tout de même trois quarts d'heures. D'autant que si on est là, c'est pour papa.

Sting arrive sans crier gare et lance 'Message in a Bottle' direct. Pas d'échauffement, le type est rentré dans le match comme au bon vieux temps, peut-être un peu moins bondissant mais là, sacrément là. Sting, c'est comme un jus de pamplemousse un jour de canicule. On coule avec lui des minutes heureuses sur 'If I Ever Lose My Faith In You'. Si jamais je perds ma foi en toi... Ça risque pas. Il donne le score du match en français avant d'embarquer le public sur 'Walking on the Moon'. 1 à 0, et on chante dans les gradins. 'An Englishman in New-York' et voilà le Grand Théâtre qui scande: ''On a gagné, on a gagné!''

Nous, on se rappelle à le voir tout près que Sting est un grand musicien: son 'Driven to Tears' est un grand fleuve groove et tranquille. Pas de fioritures, du toucher, du son. Ça a l'air tellement simple. Everything he does is magic...

(c) La Dépêche du Midi by Pascal Charras

SET LIST

(0) Reviews and Comments